24 juin 18h

 Avec Philippe Lejeune et Martin Winckler

Le Rize invite Philippe Lejeune, universitaire spécialiste de l'autobiographie, et Martin Winckler, écrivain à croiser leurs réflexions sur la mémoire et ses médiations : en particulier par le détour de l'autobiographie. Chacun nous apportera son analyse autant que son expérience singulière des rapports entre souvenirs et autofiction

Philippe Lejeune a fondé en 1992 l'APA (Association pour l'autobiographie) qui recueille, lit et archive les écrits personnels (récits, journaux, lettres) de tout un chacun. Il travaille depuis vingt ans surtout sur les pratiques du journal personnel et a écrit de nombreux ouvrages sur le sujet, dont le Pacte autobiographique publié aux éditions du Seuil ou Un journal à soi avec Catherine Bogaert aux éditions Textuel en 2003. 
Philippe Lejeune a tenté d'établir des bases théoriques qui permettent de mieux cerner le genre autobiographique. Introspection d'une part, exigence de vérité d'autre part, ce double mouvement caractérise le genre autobiographique.
Cependant, de multiples paramètres (les déficiences ou non de la mémoire, le défaut ou l'excès de sincérité, la méthode adoptée, etc.) rendent toujours singulière la démarche de celui qui entreprend de faire le récit de sa propre existence.
Autopacte


Martin Winckler est médecin, romancier et essayiste. Son premier roman La Vacation est publié en 1989 et introduit le personnage du docteur Bruno Sachs qui devient célèbre avec le roman suivant La Maladie de Sachs.
Martin Winckler a particulièrement exploré le genre autobiographique avec deux récits : Légendes publié en 2002 chez POL et Plumes d’Ange chez le même éditeur l'année suivante. La quatrième de couverture de Légendes nous donne ainsi quelques pistes de réflexions :
"Pour ne pas se dissoudre dans l’écoulement du temps, chaque homme, chaque femme, élabore également ses fictions personnelles à mensonges, fantasmes, faux-semblants, espoirs insensés, conquêtes irrésistibles, vengeances et crimes parfaits. Mais la mémoire est un monde sous-marin : aussi vivant que le corail, l’imaginaire y recouvre lentement l’épave de chaque événement, réel ou rêvé, vécu ou inventé ; peu à peu, le souvenir des fictions se mêle indissolublement à la fiction des souvenirs".
le site de Martin Winckler

Amphithéâtre 

Jeudi 24 juin de 18h à 20h30

Rize
23-25 rue Valentin-Haüy
69100 Villeurbanne